Activités -
MJC 31
- 5 décembre 2008
Cela fait dix ans que le Venezuela est en révolution. Dix ans que le peuple a décidé de participer activement à la politique du pays. Jusqu’à peu la révolution est allée de victoire en victoire. Un coup d’Etat, orchestré par Washington à été défait en deux jours par la mobilisation des masses. Même une grève patronale d’un mois n’a pas résisté au peuple qui prit le contrôle de l’économie en prenant le contrôle des entreprises sans les patrons. Un référendum révocatoire frauduleux n’a eu raison de la volonté des vénézuéliens de changer radicalement ses conditions de vie.
Mais l’année dernière alors que tout le monde croyait à une autre victoire pour la première fois l’opposition a gagné lors d’un référendum proposant de changer la constitution. A ce moment là tous les « modérés » ont dit que l’on était allé trop loin, qu’il fallait ralentir le processus révolutionnaire. Mais ce que reflétait cette défaite c’était justement qu’elle n’était pas allée assez vite. Une révolution ne peut pas rester à mi-chemin, il ne peut y avoir qu’un seul vainqueur, les capitalistes où le peuple. Une révolution consomme énormément d’énergie psychologique, et l’énergie que déploie le peuple pour défendre sa révolution peut se transformer en une certaine apathie.
Le 23 Novembre le peuple est allé voter pour élire leurs maires et gouverneurs. Dans une très large majorité de gouvernement et de mairie les candidats du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (PSUV) ont gagné. Mais malheureusement des Etats et des mairies importantes comme Caracas ont été perdus. Ceci est un signe important pour la révolution. Rien n’est irréversible et tant que la révolution n’aura pas achevé sa tâche principale : exproprier la terre, la grande industrie et les banques. Cela a créé une situation dangereuse. L’économie est partiellement nationalisée, mais des secteurs clés sont toujours entre les mains du privé. Cela ne peut que générer chaos, inflation et chômage.
Les masses demeurent loyales à Chavez et à la révolution. Mais cette loyauté est sévèrement mise à l’épreuve. Jusqu’alors, l’économie vénézuélienne était protégée, dans une large mesure, par les revenus de l’industrie pétrolière et les réformes sociales du gouvernement Chavez. Cependant, le Venezuela ne pourra pas échapper aux effets de la crise économique mondiale. La chute des prix du pétrole menace les conquêtes sociales de la révolution. Elle limite la possibilité de réformes, génère du chômage et pèse sur le niveau de vie des masses.
L’Union des Etudiants Communistes et le journal marxiste La Riposte vous propose dans le cadre de la campagne Pas Touche au Venezuela de revenir sur la signification de ces résultats.
VENDREDI 5 DECEMBRE de 12h30 à 14h00
avec Greg Oxley, président en France de la campagne, Pas Touche au Venezuela !