Politique Française -
MJC 31
- 18 mai 2006
La mobilisation contre le CPE est une démonstration magnifique de la détermination de la jeunesse et des travailleurs et de leur grande capacité d’organisation. Elle démontre aussi l’énorme puissance potentielle de notre classe. C’est une réponse définitive à ceux qui prétendent que les travailleurs et les jeunes sont apolitiques, impuissants, et passifs - en un mot, bons à rien. Or c’est bien le salariat qui assure toutes les fonctions essentielles de la société : sans lui, rien ne tourne ! C’est ce qui lui confère un énorme pouvoir.
Le retrait du CPE est une victoire très importante. Elle renforcera le moral et la combativité des travailleurs et des jeunes. Elle aura contribué à forger une nouvelle génération de militants. Mais le mouvement aurait pu exiger davantage, car encore aujourd’hui, le CNE est toujours en vigueur, ainsi que les articles instaurant le travail à partir de 14 ans, le travail de nuit à partir de 15 ans et les contrats précaires pour les personnes âgées - entre autres. Il fallait imposer l’abrogation de toute cette loi réactionnaire, et pas seulement de son article 8. Depuis plus de 10 ans la droite est au pouvoir et casse un par un tous les acquis sociaux, s’attaquant aux salariés (en voulant casser le Code du travail, aux ordres du MEDEF), à la jeunesse (CPE/CNE, casse de l’Education Nationale),aux retraites, aux chômeurs… Le gouvernement étant instable,fragilisé et illégitime, il fallait exiger de nouvelles élections présidentielles et législatives, sans attendre un an de plus ! Cette revendication aurait été massivement soutenue par l’ensemble de la population si les dirigeants de gauche avaient osé la porter.
Le gouvernement est très affaibli. Mais avant de finir dans la poubelle de l’histoire, il lancera de nouvelles attaques contre les jeunes et les travailleurs. L’infâme loi Sarkozy sur " l’immigration choisie " en est un exemple. Ainsi, la victoire contre le CPE, comme la victoire contre la Constitution Européenne, ne doivent surtout pas nous faire oublier l’avenir particulièrement sombre que nous réserve le capitalisme.
Même sans le CPE, la précarité et le chômage s’aggraveront, avec leur cortège de misère et de désespoir. La discrimination sociale et raciale qui étaient à l’origine de la révolte des banlieues persisteront également.
En 2007, Il est très probable que la gauche revienne au pouvoir. Mais les dirigeants de la gauche ne doivent pas se contenter de quelques abrogations et mesures superficielles, tout en laissant une minorité capitaliste contrôler l’essentiel de l’économie, car sinon les graves problèmes sociaux persisteront. Les intérêts de la classe dirigeante capitaliste sont devenus absolument incompatibles avec les grandes conquêtes sociales du mouvement ouvrier. Il est absolument indispensable de lier la lutte contre l’exploitation et contre toutes les injustices du capitalisme à la lutte pour une société nouvelle, une société socialiste où la maîtrise de l’économie sera fermement entre les mains des travailleurs eux-mêmes.
Une nouvelle génération de militants est en route.
Au niveau international, c’est toute une résistance des peuples qui tend à émerger.
La révolution bolivarienne en cours au Vénézuela inspire les travailleurs et la jeunesse du monde et offre un exemple de lutte contre le système capitaliste.
REJOINS LES JEUNES COMMUNISTES ET LUTTONS ENSEMBLE CONTRE CE SYSTÈME DÉFAILLANT ET INJUSTE !