Etudiants -
MJC 31
- 24 septembre 2009
Voilà maintenant plus d’un an que le monde subit la crise de ce système économique –le système capitaliste. Depuis lors, chaque semaine amène son lot de nouvelles délocalisations, fermetures et restructurations d’entreprises, au détriment des salariés. L’économie a détruit des centaines de milliers d’emplois, et des centaines de milliers d’autres sont menacés. Le chômage explose, le nombre de travailleurs pauvres et de foyers sous le seuil de pauvreté ne va aller qu’en augmentant. Et les jeunes sont les premiers touché : de plus en plus nous sommes contraints de choisir entre manger, se soigner ou étudier.
Dans cette crise, le gouvernement sert les intérêts de la classes sociale qu’il représente : les grands patrons. Pour que ceux-ci puissent conserver leurs profits et leurs privilèges, le gouvernement va redoubler d’ardeur dans ses attaques pour conserver leurs profits : sabordage des services publics, privatisation de la poste, stagnation des salaires, privatisation rampante des universités, suppression de postes dans la fonction publique, casse du code du travail, recul de l’âge de la retraite, etc. Il s’agit de soumettre chaque secteur de la société à la loi du profit ! L’arrogance de la classe capitaliste est sans limite : alors que l’ont cherche à faire porter le poids de la crise sur nos épaules, la BNP, qui à largement profiter de l’argent de l’état –c’est-à-dire notre argent- à déjà mis de côté plus d’un milliard d’euros pour récompenser ses traders !
Une conclusion s’impose : ceux qui aujourd’hui sont les maîtres de la société sont incapable d’accomplir cette tache dans l’intérêt du plus grand nombre !
Les transports gratuits [et publics] pour les moins de 26 ans, maintenant !
L’équipe municipale actuelle avait promis la gratuité des transports pour les moins de 26 ans. En partie grâce à la campagne menée par les jeunes communistes de Toulouse l’an passée, elle a finit par accorder une baisse des tarifs pour les jeunes, avec notamment l’abonnement mensuel qui passe de 22€ à 10€ par mois. Mais la mairie suit une piste dangereuse : elle vient de voter le passage de Tisséo en EPIC (Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial), ce qui ouvre la voie à la privatisation des transports toulousains. Dans les faits, le passage en EPIC a toujours constitué une mesure transitoire avant la privatisation, comme ce fut le cas pour EDF-GDF, France Télécom, ou comme ça l’est actuellement pour la SNCF et La Poste.
Or, dans cette période de crise, il est important de maintenir, et de développer les entreprises publiques, pour baisser les prix et avoir un réel pouvoir sur notre économie. Le système capitaliste a développé les forces de production, à un point tel, qu’il devient possible de mettre en place cette gratuité des transports.
Face à la crise du capitalisme : l’alternative socialiste
Comme nous l’avons déjà expliqué, il est nécessaire de lier les revendications précédentes à la perspective d’une rupture avec le capitalisme, c’est-à-dire d’une transformation socialiste de la société. La satisfaction des besoins sociaux se heurte dans tous les domaines à la mainmise d’une petite minorité de profiteurs sur les ressources productives. Les chômeurs forment une « armée de réserve » - pour reprendre l’expression de Marx - qui permet aux capitalistes de comprimer les salaires de ceux qui travaillent tout en ayant la possibilité de faire face aux périodes de plus forte activité. A notre époque, le capitalisme n’a rien de mieux à offrir que le chômage et la précarité de l’emploi qui l’accompagne.
Aujourd’hui, le salariat constitue plus de 86 % de la population active. Il assure toutes les fonctions essentielles de l’économie et des infrastructures sociales. Il dispose, en conséquence, d’une immense puissance potentielle. Rien n’est produit sans le consentement des salariés. C’est au salariat que doit revenir le contrôle et la gestion des banques et de l’appareil industriel du pays, qui doivent être gérés collectivement et démocratiquement dans l’intérêt de l’ensemble de la société, et non pour le profit d’une poignée de multimillionnaires. Sur la base d’une gestion démocratique et socialiste de l’économie, les salariés se fixeront comme objectif immédiat d’éliminer le chômage. Lorsque les capitalistes introduisent une machine plus productive, ils se demandent combien de salariés cela va leur permettre de licencier. A l’inverse, dans un système socialiste, de tels progrès rendront possible une diminution graduelle du temps de travail de tous les salariés. Dans tous les domaines, l’organisation de la société sur des bases socialistes permettrait d’améliorer rapidement les conditions de vie de la vaste majorité de la population.
Rejoins la lutte pour le socialisme !