JC 31
Tous en grève le 29 janvier !
Tous en grève le 29 janvier !

voir + Activités - MJC 31 - 14 janvier 2009

La puissante mobilisation lycéenne contre la « réforme » de Darcos a remporté un premier succès. Comme à son habitude, en bon petit soldat de Sarkozy, le ministre de l’éducation a d’abord affiché son mépris pour les opposants à cette contre-réforme : « Je ne suis pas le ministre de l’hésitation », fanfaronnait-il. Mais très rapidement, il a dû céder. La réforme a été reportée à plus tard. Cependant, cette victoire reste à consolider. Nous savons d’expérience – avec la réforme des retraites, de la sécurité sociale ou encore les attaques contre le 35 heures – qu’il ne s’agit là que d’un repli tactique. Comme on peut le lire sur le site du Figaro, Darcos a « préféré reporter la réforme des lycées, afin de ne pas courir le risque de voir cette réforme constituer l’étincelle qui mette le feu aux poudres ». Et pour cause : a la mobilisation de la jeunesse vient s’ajouter la journée d’action intersyndicale du 29 janvier. Le gouvernement veut absolument éviter la convergence des mouvement de la jeunesse avec celui des travailleurs : il ne sait que trop bien le mélange explosif qui en résulte.

Plus tard, Sarkozy et Darcos reviendront à la charge. Il faut donc maintenir la mobilisation pour obtenir l’enterrement définitif de la réforme. Mais l’attaque contre l’éducation nationale fait partie d’une offensive générale du gouvernement. Il s’agit de démanteler, tranche par tranche, toutes les conquêtes sociales du passé, de soumettre tous les aspects de la vie sociale et économique du pays à la loi du profit, de réduire le travailleur au rang de simple « matière première », corvéable et jetable à l’envie. Ce programme ne tombe pas du ciel. Il répond aux impératifs d’un système – le capitalisme – qui ne peut plus exister qu’au détriment de l’immense majorité de la population.

Car un pays après l’autre, les étudiants sont confrontés aux mêmes problèmes : privatisation et dégradation du système éducatif, coupe budgétaires d’un coté, des millions d’euros pour les banques de l’autre. La régression sociale n’est pas limitée à la France. Et la mobilisation des lycéens s’inscrit elle-même dans un mouvement de révolte beaucoup plus large, à travers le continent européen. La jeunesse est toujours un baromètre sensible des tensions qui s’accumulent dans la société. La Grèce a été le théâtre d’un soulèvement massif des jeunes. Cette explosion de colère témoigne du profond malaise qui s’est accumulé dans la société grecque. En Espagne, le Sindicato de Estudiantes – syndicat qui défend un programme marxiste – a mobilisé des centaines de milliers d’étudiants et de lycéens. Ils sont des dizaines de milliers a être descendus dans la rue, à deux reprises, le 22 octobre et le 13 novembre. En mai et juin 2008, l’Allemagne a été secouée par une grève étudiante. Angela Merkel avait été contrainte d’organiser en urgence un « sommet sur l’éducation ». Mais aucun étudiant n’y a été invité. Les mobilisations ont repris en novembre. La manifestation du 12 novembre a réuni 100 000 lycéens et étudiants. En Italie, la jeunesse s’est massivement mobilisée contre la politique de Berlusconi.

La crise du capitalisme signifie un authentique cauchemar et n’a rien d’une nécessité. Des millions de travailleurs, de jeunes, de paysans se demandent aujourd’hui quel sens y a-t-il à maintenir ce système en décrépitude. Car il n’y a aucune justification à cette destruction massive des forces productives, des usines et des postes de travail, alors même que l’humanité doit faire face à tant de carences, que des millions d’hommes, de femmes et d’enfants se débattent dans une lutte quotidienne pour la survie, noyés dans une mer de misère, de dénutrition, de violence impérialiste, de prostitution et d’analphabétisme. Il existe pourtant une alternative à cette situation : le socialisme. Toutes les banques et les grandes entreprises de l’économie nationale devraient être arrachées des mains des capitalistes, nationalisées et placées sous le contrôle démocratique des salariés. Ainsi, nous pourrons faire fonctionner l’économie pour satisfaire les besoins de tous, et non plus pour les super-profits de quelques-uns. Etudiants, travailleurs, nous avons besoin d’unir nos forces pour combattre les attaques des capitalistes et les conséquences de leur crise.

Tous en grève le 29 janvier !
Arnaud Bernard 14h00

Retrait définitif de la réforme Darcos !
Pour un enseignement public de qualité !
Pour un travail digne à la sortie de nos études !
Que la crise soit payée par ses responsables : les capitalistes !

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