Politique Française -
MJC 31
- 5 mars 2007
L’UEC du Mirail et La Riposte appellent les étudiants à se joindre massivement à la manifestation des travailleurs d’Airbus et des sous-traitants de l’aéronautique, mardi, à 10 heures, place ARNAUD BERNARD.
Le plan d’économie « Power 8 » est absolument inacceptable. Il prévoit de céder trois sites à des repreneurs sous-traitants : Filton en Angleterre, Nordenham en Allemagne et Méaulte en France, qui compte plus de 1000 salariés. Trois autres sites seraient fermés : Laupheim et Varel, en Allemagne, ainsi que l’usine de Saint-Nazaire ville, en France, qui compte environ 900 salariés. En plus de ces sites vendus ou cédés, le PDG Louis Gallois a confirmé les 10 000 suppressions d’emplois en Europe, sur 4 ans, dont plus de 4300 en France.
Les dirigeants ne parlent que des chiffres concernant Airbus, mais la saignée risque d’être beaucoup plus profonde chez les sous-traitants, dont Airbus souhaite réduire le nombre de moitié. L’avenir de milliers d’emplois est remis en question par la vaste réorganisation industrielle qui s’annonce.
A Toulouse, l’emploi sera lui aussi durement touché. A vrai dire, cela a déjà commencé : depuis le gel des embauches, en septembre, les sous-traitants sortent progressivement du site d’Airbus. Les entreprises sous-traitantes se concentrent et les agences d’intérims tournent au ralenti. Le nombre d’offres d’emplois - en majorité précaires - a sévèrement chuté.
Airbus réalise de gros bénéfices. D’une année sur l’autre, la quantité d’avions à livrer est de plus en plus importante. Les carnets de commandes sont remplis pour les 6 années à venir. Depuis la privatisation, en 1999, les actions auraient rapporté chaque année, en moyenne, plus de 18% de bénéfices aux gros actionnaires. Et n’oublions pas l’énorme plus-value réalisée par le groupe Lagardère et le groupe allemand Daimler Chrysler, qui ont engrangé chacun plus de 2 milliards d’euros, avant que le cours de l’action ne dégringole suite à l’annonce du retard de livraison de l’A380.
Quand le PDG Louis Gallois parle de la « nécessité » d’un plan d’économie, il se place uniquement du point de vue des actionnaires, qui ne veulent pas attendre 5, 10 ou 15 ans avant que leur « investissement » soit amorti. Non, ils veulent l’argent tout de suite, quitte à faire payer l’addition à l’ensemble des salariés.
De plus en plus de voix s’élèvent, parmi les salariés, pour que l’industrie aéronautique soit renationalisée. C’est en effet la seule voie acceptable. Par ailleurs, cette nationalisation doit placer l’outil industriel sous le contrôle démocratique des salariés. C’est uniquement de cette manière que les investissements pourront se faire à long terme, que la production pourra être rationalisée, et que la pérennité des emplois sera assurée.
Solidarité avec les travailleurs d’Airbus !
Non au plan « Power 8 » !
Nationalisation d’Airbus-EADS sous le contrôle démocratique des salariés !
TOUS A LA MANIF, MARDI 6 MARS , PLACE ARNAUD BERNARD, 10H