Lycéens -
MJC 31
- 16 octobre 2009
Voici le communiqué de presse, du Mouvement des Jeunes Communistes de France, suite aux annonces de Sarkozy ce matin sur la réforme des lycées.
Paris, le 13 octobre 2009
Discours de Nicolas Sarkozy sur la réforme des lycées :
*Sommes-nous tous des Jean Jean Sarkozy ? *
Nicolas Sarkozy est un homme de talent. Au moins dans les tours de passe-passe. Avant même le discours prononcé, la partie est gagnée : tous les commentaires prédisaient une réforme allégée, moins clivante que celle du ministre désavoué. Et le Président reprend nos mots, nos ambitions, nous parle de révolution, de droit à l’erreur, exige la justice et ose, plein de cynisme, remettre en cause les privilèges de naissance…
On s’appelle Jean-Jean ? Non Nicolas Sarkozy n’est pas le premier président à comprendre les lycéens, il est celui qui agite la cagnotte de la main gauche pour faire passer la matraque par la main droite !
Sarkozy feint de découvrir l’importance de la culture et de l’engagement dans notre société. Cependant la culture que Sarkozy fait chère à son cœur est une culture de l’élite qu’on institutionnalise comme seule culture existante dans une France pleines de richesses niées.
L’engagement que Sarkozy fait cher à son cœur est un engagement sans vagues sans bouleversements mais surtout rentable, et loin des mouvements lycéens qu’il a tant réprimé l’année dernière.
*Ainsi Sarkozy fait la « révolution », mais une « révolution » d’apparence*.
Dans son discours on découvre un lycée cerné entre les réformes de Darcos sur les programmes relatifs au primaire, le livret de compétences du collège et désormais du lycée, et les réforme sde Valérie Pécresse sur le Supérieur avec la fameuse loi d’autonomie des universités.
Dans ce contexte comment imaginer que le gouvernement puisse mettre un grain de sable dans ce mécanisme si bien huilé.
L’air de rien Sarkozy réaffirme l’autonomie des lycées avec les 2 heures individualisées de soutien, d’approfondissement, ou d’orientation selon le niveau des élèves ; l’individualisation des parcours avec le livret de compétence de Hirsch qui crée une concurrence perpétuelle des élèves, et l’ancrage de liens avec l’enseignement supérieur déjà sous le règne de la concurrence !
Les courbettes de Nicolas Sarkozy envers « l’élite de la nation » sont un jeu de dupe. Nous n’oublions pas que François Fillon nous promettait il y a une semaine de cela des « équipes mobiles de sécurités » pour intervenir dans nos bahuts.
Fraternellement,
La coordination nationale