Politique Française -
MJC 31
- 14 mai 2007
Pendant la campagne électorale, Sarkozy a atteint des sommets de mensonge et d’hypocrisie. Il a dit qu’il allait améliorer le sort des pauvres, des " sans-grade ", des opprimés, des chômeurs et des ouvriers. Ceux qui ont cru à ce flot de promesses vont vite déchanter. La victoire de Sarkozy est celle de la classe capitaliste. Son action répondra exclusivement aux exigences du patronat. La droite n’a d’autre objectif que de soumettre toute la société à la loi du profit. Elle mènera une offensive systématique contre les acquis sociaux, contre les droits des salariés et les conditions de travail, contre les retraites et la sécurité sociale. Elle alimentera le racisme et poursuivra le harcèlement policier et administratif à l’encontre les " étrangers ". Elle s’attaquera aux conditions de vie et d’étude de la jeunesse, et notamment des lycéens, avec de prévisibles suppressions de postes d’enseignants et d’autres catégories de personnel.
Dans ce contexte, nous avons le devoir d’organiser la riposte à cet inévitable offensive réactionnaire. Les lycéens doivent y prendre toute leur part, aux côtés des salariés, des étudiants et des chômeurs. Dès à présent, sans attendre les premiers coups, préparons la lutte !
En finir avec le capitalisme
Il faut aussi tirer les leçons de ce nouvel échec de la gauche. Les raisons en sont claires : Ségolène Royal et la direction du PS ont fait campagne sur la base du programme le plus conservateur de toute l’histoire du mouvement socialiste. Ce programme ne contenait aucune mesure susceptible d’améliorer sérieusement le sort des victimes du capitalisme, et donc de soulever leur enthousiasme. En conséquence, nombre d’entre elles se sont laissées duper par la " rupture " que Sarkozy prétend incarner.
L’évolution droitière des dirigeants socialistes ne doit rien au hasard. Elle est une expression de la crise du réformisme. Ce qui caractérise le réformisme, c’est la recherche d’un progrès social qui laisse intact le pouvoir économique des capitalistes. Cependant, aujourd’hui, les bases économiques de ce " compromis social " n’existent pas. La classe dirigeante exige la régression sociale sur toute la ligne.
La gauche doit renouer avec les idées et le programme du socialisme révolutionnaire. Elle doit s’attaquer à la source du pouvoir de la classe dirigeante, c’est-à-dire à son contrôle des principaux leviers de l’économie. Il ne sera pas possible d’en finir avec la régression sociale sans une lutte déterminée pour la nationalisation, sous le contrôle et la gestion démocratiques des salariés, de tous les grands groupes industriels, de l’ensemble des banques, assurances et organismes de crédit, ainsi que de toutes les infrastructures de la grande distribution.
Il faut mobiliser la jeunesse et les travailleurs sur ce programme. Pour nous y aider, rejoins-nous !
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