Politique Française -
MJC 31
- 14 juin 2009
Alors que la politique ultra-libérale axée sur une volontée de profit permanent de la part de notre gouvernement amène chaque jour à de nouvelles aberrations sociales et creuse toujours un peu plus l’écart entre les différentes classes de la société, il est temps pour les travailleurs, les étudiants, les lycéens et les précaires de faire entendre leur voix.
Qu’il s’agisse de la loi LRU, de la réforme du système de santé ou de la privatisation de la poste, nous assistons actuellement à un démantellement total de notre système de service public. Cela fait maintenant des mois que l’on voit le gouvernement faire la sourde oreille et même jouer la carte de la provocation à l’encontre du peuple : « Désormais, quand il y a une grève en France, plus personne ne s’en aperçoit. » répétait encore notre président en juillet dernier. Il est aujourd’hui possible de se faire voir et de se faire entendre. Une solution : l’unité. Faire le pont entre les étudiants et les travailleurs, entre les précaires et les lycéens est aujourd’hui chose essentielle. Il est aujourd’hui indispensable, pour être en mesure de répondre aux attaques de ce gouvernement, de créer une union globale des luttes.
Dans cette optique, plusieurs grèves interprofessionnelles ont été menées depuis le début de l’année 2009 (29 janvier, 19 mars et 1er mai) amenant dans la rue un nombre record de manifestants, tous syndicats et tous secteurs confondus. Qu’il s’agissent de salariés d’usines en voie de délocalisation par manque de profits, de fonctionnaires qui voient leur retraite s’amincir et s’éloigner petit à petit ou d’étudiants qui voient leur chance de réussite s’amenuiser, le mot d’ordre reste le même : maintien et augmentation des prestations sociales, conditions de vie décentes pour tous, faire passer l’Homme avant le profit.
La lutte, tout comme la crise que traverse actuellement la société capitaliste ne fait que commencer. La surproduction, la recherche du profit et l’égoïsme des plus puissants ont menés la société à une crise sans précédent dans l’Histoire de l’Humanité. Il est temps de changer tout cela afin d’offrir au salarié une sécurité qu’il ne connait actuellement pas, de faire fuir le spectre du licenciement économique qui plane au-dessus de la tête des ouvriers ou des salariés et d’assurer à la majorité un service publique de qualité basé sur le service à la personne et non plus sur le bénéfice.
Le capitalisme et le libéralisme financier montrent aujourd’hui leurs limites, leurs failles. C’est pour cela qu’il est essentiel de ne pas relacher la lutte et de ne pas laisser une fois de plus, le pouvoir en place nous épuiser dans des actions disparates et désunies, il est aujourd’hui temps, plus que jamais, d’amener à une convergence des luttes et de prouver que nous sommes capables, dans l’interet de la majorité, de nous unir afin de faire progresser la société vers le socialisme, afin de mettre en déroute le pouvoir et le patronnat, afin de ne plus nous laisser gouverner par le MEDEF. Qu’il s’agisse de Molex, Continental, le Mirail ou les hopitaux, le combat reste le même : le respect de l’être humain, la mise en place de services nationaux plus équitables et un égal accès à tous à une vie plus décente.
Combattons pour une société plus juste, une société nouvelle et pour une convergence des luttes !