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MJC 31
- 11 janvier 2009
L’année 2008 restera comme un tournant dans l’histoire. Après une longue période de croissance économique, l’économie mondiale est entrée dans un profond déclin, qui est loin encore d’avoir parcouru tout son chemin. Cet évènement a impacté profondément la conscience de toutes les classes de la société, celle de la classe dominante, les banquiers, les politiques et les bureaucrates, de la classe moyenne, les petits patrons et les intellectuels, et celle de la grande majorité de l’humanité : les travailleurs et paysans pauvres.
Après une longue période de relative prospérité, ou les valeurs de "l’économie de libre marché" étaient acceptés sans poser de questions et ou les impressionants feu d’artifices montrés par la mondialisation aveuglèrent et ramolirent les cerveaux des soit-disants milieux intellectuels (y compris "la gauche"), il n’y a rien d’étonnant à ce que la première réaction face à la crise soit la commotion et la crédulité. La concience, avec son conservatisme inné, est encore derrière les évènements, qui se meuvent à une vitesse vertigineuse a travers toute la planète.
Il faudra encore un peu de temps avant que la conscience des masses ne ratrappe les évènements. Cette conscience vit encore dans le passé et attend, avec grand espoir que la crise actuelle soit seulement une interruption temporaire de la "normalité", qui, si nous sommes patient, reviendra certainement. Mais ce "retard" des masses est seulement apparent et est destiné à se transformer en son contraire.
Le véritable retard est celui de la psychologie des dirigeants des organisations de masse : les dirigeants socialistes, les leaders des partis communistes et socialistes, qui ont abandonnés depuis longtemps les idées du socialisme et se sont adaptés au capitalisme. Leur seule aspiration est que le capitalisme, pour une quelconque raison inconnu de la science, se défassent de ses caractéristiques les plus mauvaises et oppressives, pour aquerir un caractère humain et progressiste.
Mais la crise économique a mis à l’ordre du jour un capitalisme en rien pacifique, en rien démocratique, mais avec du chômage de masse, une dégradation sauvage des conditions de travails et des conditions de vie, la disparition des réformes sociales et une baisse générale des niveaux de vie. Telle est la réalité du capitalisme en ce début d’année 2009.
Il semblerait que les représentant les plus intelligents du capital l’ait mieux compris que nos dirigeants réformistes. Un article parut dans The Financial Times -qui n’est pas un journal comme les autres mais plutot un journal qui se raprocherait d’un bulletin interne de la bourgeoisie- du 5 novembre est particulièrement significatif. Voici ce que l’on peut y lire : "En privé, certains chefs d’entreprises et certains hommes politiques des plus influents des Etats Unis, partagent pleinement le même avis : avec la question des élections réglées, le centre politique des USA sera la vague de furie publique dirigée contre le capital et le capitalisme, en particulier contre son secteur financier". Les marxistes défendent la même perspective !
Sous la superficie des forces prodigieuses sont en train de murir. Au fur et a mesure que se dévelopera la crise, des millions de personnes commenceront à tirer la conclusion nécessaire, qui est : le système capitaliste doit mourir pour que l’humanité puisse vivre. La classe capitaliste est bien consciente des dangers qui la guettent. Les stratèges du capital regardent le futur avec crainte et désespération. Les pages de leur presse sont pleine de pessimisme et de pressentiments très noir. Les marxistes, eux, regardent le futur avec confiance et optimisme. Les forces du marxisme authentique furent obligées de nager contre un courant puissant durant des décennies. Maintenant la marée de l’histoire commence à prendre la direction opposé, et nous commencons à nager, non pas contre le courant de l’histoire, mais à sa faveur. En cette année 2009, nous crions avec confiance : "Nous sommes debout, prêt à continuer la lutte -jusqu’à la victoire !"